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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Rampage

Rampage

De l'ami Joe à King Kong, les gorilles géants sont assez fréquents au cinéma. En 2018, un petit nouveau s'est invité au palmarès. Doté d'un pelage blanc, sachant parler le langage des signes, ce dénommé Georges semble avoir tout pour plaire en apparence. Bienvenu dans Rampage.

Primatologue du zoo de San Diego, David Okoye (Dwayne Johnson) a pour meilleur ami non pas un homme mais ce gorille albinos qu'il a recueillit lorsqu'il était bébé après que toute sa famille ait été tuée par des braconniers. Les deux compagnons vivent en paix en prenant soin l'un de l'autre. Mais une malheureuse expérience génétique va bouleverser leur idylle.

En effet, la société Energyne a mit au point un gaz capable d'agrandir de manière spectaculaire la taille et la férocité de ceux qui le respirent. Suite à un accident dans l'espace, le précieux produit se crashe en plein dans la réserve où vit Georges. Vous devinez la suite. Notre primate l'inhale tout comme un loup et un crocodile. Cela va donner naissance à trois mutants impressionnants qui vont se faire plaisir de ravager la ville de Chicago.

Réalisé par Brad Peyton, Rampage est un pur film de monstres. Adapté d'un jeu vidéo dont le premier titre remonte à 1986, il ne possède pas un scénario très travaillé ni très crédible. Mais ce n'est pas un problème car c'est totalement assumé. Le film ne se prend pas pour un autre et nous promet une grosse dose d'action et d'humour. De ce côté là, on est servit.

Les effets spéciaux sont excellents ! Les bagarres sont longues, décapantes et provoquent des destructions monumentales. Non contents d'être devenus des géants, le loup et le crocodile se sont carrément transformés. L'un a acquit la capacité de planer légèrement comme certains marsupiaux tandis que l'autre s'est doté de dents supplémentaires et d'une queue remplie de pics qui le rendent plus féroce encore qu'un dinosaure.

Mais la palme de la conception revient à Georges. Ses yeux bleus lui confèrent un certain panel d'émotions et il s'amuse à bluffer son monde, y compris le spectateur. Le voir communiquer avec la langue de Pedro Ponce de Léon, Laurent Clerc et William Stokoe lui permet de le sortir de sa condition animale pour en faire un personnage à part entière. Précisons au passage que même si il est ici trop anthropomorphisé, certains scientifiques ont réellement réussi à apprendre en partie le langage des signes à des chimpanzés.

Les personnages sont très manichéens. A la tête de Energyne, Claire Wyden (Malin Akerman) est une pure méchante qui ne pense qu'aux profits que peut rapporter ses découvertes peu importe les dégats qu'elles engendrent. Elle ne dégage aucune profondeur ni empathie mais possède une fin délicieuse digne du monstre qu'elle est.

Du côté des gentils, on insiste à plusieurs reprises sur le fait que David n'apprécie pas la compagnie des hommes et que c'est pour cette raison qu'il se sent si proche des bêtes. Cet antisocial est également bien entendu un monsieur muscle capable de tout faire pour survivre, y compris de piloter un hélicoptère.

Pour respecter le cahier des charges et contrebalançer son aspect trop bourru, les scénaristes ont eu l'idée de le faire accompagner de Kate Caldwell (Naomie Harris). Dupée par Claire, cette scientifique a participé à la création du terrible gaz avant d'être virée et cherche à se racheter. Précisons encore que si l'actrice est sublime, Rampage ne joue pas du tout sur sa plastique. Le film se veut tout public et n'incorpore pas la carte du charme contrairement à beaucoup de séries B qui traitent de sujets similaires.

Enfin, dans une œuvre de ce genre, il convient d'avoir obligatoirement la présence de l'armée et d'un chef militaire borné qui ne pense qu'à détruire les créatures peu importe le prix à payer. Ici, c'est le colonel Blake (Demetrius Grosse) qui s'y colle. Il est toutefois tempéré par un agent du FBI nommé Harvey Russel (Jeffrey Dean Morgan). Marrant, plutôt charismatique et utile à l'histoire, ce personnage est une bonne trouvaille.

En conclusion, Rampage n'est certes pas le film de l'année mais cela reste un très bon divertissement qui ne se moque pas du spectateur et lui offre à foison tout ce qu'il est venu voir. Avec une intrigue plus sérieuse, il aurait d'ailleurs pu se hisser beaucoup plus haut dans la hiérarchie. On valide volontiers ce genre de longs métrages et on en redemande. Bienvenu dans la grande famille des primates au gorille blanc !

Note : 7/10

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