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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Vae Victis Tome 9 : Caïus Julius Caesar, le conquérant

Vae Victis Tome 9 : Caïus Julius Caesar, le conquérant

Nous sommes en 55 avant Jésus Christ. Cela fait maintenant des mois que César a conquit l'Armorique et ordonné la construction d'une flotte pour envahir la Grande Bretagne. Cela demande beaucoup de temps et le général romain commence à s'impatienter de plus en plus. Chaque nuit, Ambre vient s'incruster dans ses rêves. Devenu obsédé par elle, il désire la retrouver à tout prix.

De l'autre côté de la mer justement, les choses ont changé. Maintenant qu'elle est reine, Ambre profite d'un peu de repos bien mérité en compagnie de sa fille et de ses amis. Mais Milon ne supporte plus cette situation. Il lui a encore sauvé la vie la dernière fois et pourtant, elle n'a toujours pas décidé de lui offrir sa couche qu'elle partage cependant avec Arulf.

Le médecin étrusque prend cela comme une trahison et on peut le comprendre tant cette femme s'est donnée de gré ou de force à presque tout le monde sauf à lui. Afin de soigner sa douleur, il décide de prendre congé d'elle et de quitter Algar pour retourner voir César et le persuader de ne jamais attaquer la Bretagne. Evidemment, on imagine que sa mission est perdue d'avance.

N'en pouvant plus d'attendre, César décide un soir de prendre la mer, et ce bien que sa cavalerie ne soit pas avec lui et qu'une tempête menace. Quelques jours plus tard, il arrive en vue de cette nouvelle terre qui abrite la femme qu'il aime. Et l'en déloger s'annonce immédiatement très dur, même pour lui.

La première étape consiste à trouver un point de débarquement, ce qui n'est pas facile au milieu de toutes ces falaises. Improvisé entre temps comme le chef des Bretons de la côte, Milon prend des mesures pour défendre la plage. Tirant parti de l'avantage du terrain, il met le général romain en difficulté mais ne peut cependant pas l'empêcher de prendre pied sur le pays.

César possède alors 2 légions, soit environ 12 000 hommes. C'est fort peu pour envisager une conquête rapide. Pourtant, le Romain ne recule devant rien. De nombreuses difficultés s'abattent sur lui mais il parvient toujours à les déjouer en y opposant sa ruse mais aussi la discipline dont font preuve ses soldats dans l'art militaire. A tel point que, malgré des tactiques de guérillas, la résistance de Milon est sur le point de tomber.

C'est alors qu'Ambre arrive en renfort avec ses troupes provenant de l'intérieur du pays. Après avoir frôlé la victoire et faillit s'implanter ici, César doit reculer. C'est bien la première fois. Sa défaite est d'autant plus difficile à avaler qu'il a le temps d'apercevoir Ambre dans la mêlée mais ne peut la capturer. Quelle frustration cela doit être pour quelqu'un comme lui réputé d'habitude invincible.

Ambre a réussit son pari. Son but en rentrant sur ses terres natales était de préparer les siens à lutter contre une invasion romaine à laquelle personne ne croyait. Elle l'a largement atteint. L'histoire pourrait s'arrêter là à un détail près. Ambre a commise l'erreur de laisser vivre Sligo après avoir prit le pouvoir et de le faire participer à cette bataille. Or, son oncle a profité du chaos pour capturer Milon et le livrer aux Romains. Or, on imagine que le sort réservé à l'Etrusque pour sa trahison sera terrible.

Ce 9eme tome marque le retour de César au premier plan. Pourtant, on ne l'a jamais vu si faible. Attention, le grand général ne se montre pas ridicule du tout et accomplit de jolies manœuvres. Mais il refuse à plusieurs reprises d'écouter ses conseillers. C'est son empressement qui lui coûte la victoire, et donc Ambre. Car on imagine que si il avait sagement attendu que la mer se calme pour embarquer avec sa cavalerie, il tiendrait actuellement la jolie rousse entre ses mains.

Voir un tel homme obsédé par elle est un peu surprenant. Contrairement aux autres, César n'est pas tombé amoureux d'Ambre immédiatement. Il aurait pu la violer à de nombreuses reprises lorsqu'elle était son esclave mais ne l'a jamais fait. C'est sa force de caractère qui lui a peu à peu tapé dans l'oeil, et non sa beauté. Il est donc un peu différent de ses autres prétendants.

Une fois de plus, on ne peut qu'applaudir des deux mains et des deux pieds Simon Rocca et Jean Yves Mitton pour cet album. Leur travail se hisse incontestablement à la hauteur des glorieux personnages qu'ils traitent. Outre les côtés graphiques et scénaristiques dont nous parlons souvent, il faut également faire remarquer que cette série se veut aussi très riche en termes et notions historiques. A travers sa lecture, on apprend la géographie romaine mais aussi leur façon de compter les heures par exemple. Vae Victis vaut incontestablement son poids en or, ou plutôt son poids en talents.

Note : 8,5/10

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