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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Rahan Episode 14 : Le nouveau piège

Rahan Episode 14 : Le nouveau piège

Alors qu'il traverse une nouvelle jungle, Rahan fait une rencontre bien étrange. Il ne s'agit ni d'un homme ni d'un animal mais d'une espèce un peu hybride, un australopithèque. Appelés ici « ceux qui marchent presque debout », ces créatures sont donc contemporaines avec les homo sapiens dans cette série. Evidemment, ce n'est pas historique.

A défaut d'être exact, l'idée est bonne. Malheureusement, elle est plutôt mal exploitée. En effet, au lieu de s'amuser à comparer les deux espèces d'hominidés, les auteurs attribuent à l'australopithèque des manières très simiesques. Ces êtres ne parlent pas et ne créent encore aucun outil. Ils ressemblent beaucoup à des gorilles, avec pour différence principale qu'ils se battent en jetant des pierres ou à coups de batons.

Dans ces conditions, Rahan ne peut tenter le moindre dialogue et devient l'ennemi de ces singes hommes. Pourchassé par une tribu entière et acculé au sommet d'une falaise, il est sur le point de se faire lapider lorsqu'il découvre qu'un petit est malade. N'écoutant que son cœur, le fils de Crao l'arrache momentanément des bras de sa mère pour lui donner des citrons « fruits soleils » afin de le guérir.

Par chance, sa tentative fonctionne. Après avoir soigné l'enfant, Rahan le rend aux siens puis exécute un splendide plongeon dans un lac afin de leur fausser compagnie sans regret. Mais après cette aventure, il est certain que « ceux qui marchent presque debout, un jour marcheront debout. »

Contrairement à lui, nous ne sommes pas surs de cette affirmation. La paléonthologie a accomplit de grands progrès ces dernières années et actuellement, les scientifiques ne sont plus tout à fait certains que l'australopithèque est un ancêtre de l'homme moderne. Peut-être est-il un simple cousin ? Mais ne blamons pas les auteurs car ils ne pouvaient le deviner à l'époque où est paru ce récit.

Néanmoins, cette histoire s'avère moins alléchante que son thème le laisse penser. Contrairement au guépard rencontré deux épisodes plus tôt, les australopithèques ne témoignent aucune reconnaissance envers Rahan et se montrent menaçants du début à la fin. Que l'on croit ou non à l'évolution, on constate qu'ici ils ne présentent aucune once d'humanité au sens sentimental du terme.

En marge du récit, Rahan découvre le principe du nœud coulant. Piégé par hasard par une liane, il va utiliser cette technique à plusieurs reprises pour escalader une falaise ou traverser une rivière. Mais tel qu'on le connait, ce « nouveau piège » gagnera vite la corbeille à l'image des échasses ou du boomerang sitôt l'épisode écoulé.

Cette histoire est loin d'être l'une des meilleures de la série. Elle présente un scénario téléphoné, ce qui est un peu embêtant. Fort heureusement, son aspect graphique la sauve. Quand on possède un aussi brillant dessinateur, on est quasiment assuré d'accrocher une bonne note même quand c'est un peu moins efficace que d'habitude. Voilà une des raisons pour laquelle on aime tant le fils des ages farouches.

Note : 7/10

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