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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Love and Monsters

Love and Monsters

Les astéroïdes font partie des plus grosses menaces qui planent sur la Terre. Ils peuvent du jour au lendemain dévaster notre monde ou au moins l'endommager gravement comme ce fut le cas il y a 65 millions d'années à l'époque des dinosaures. Aujourd'hui, on se dit que l'humanité serait peut être capable de détruire ou de détourner un obus avant l'impact à l'aide de nos bombes ultrapuissantes. Mais est-ce vraiment la solution ? Love and Monsters apporte sa propre réponse.

Alors que la météorite Agatha 616 allait s'écraser sur Terre, elle a été réduite en cendres par une pluie de missiles. Malheureusement, si elles ont réussi à vaincre une menace imminente, ces innombrables fusées ont libéré par malheur des tonnes de produits toxiques qui, en retombant sur la surface du globe, ont fait muter les animaux. D'un coup, des insectes, amphibiens et autres reptiles sont devenus gigantesques et ont prit la place de l'homme au sommet de la chaîne alimentaire.

L'histoire commence 7 ans après ces terribles événements. L'humanité a perdu 95% de sa population mondiale et les rares survivants se cachent sous terre dans des bunkers. Nous faisons la connaissance de Joël Dawson (Dylan O'Brien). Devenu orphelin depuis le cataclysme, ce jeune homme vit dans une petite colonie d'une dizaine d'individus dont il est le cuisinier car contrairement aux autres, il n'a pas assez de courage pour s'aventurer dehors à la recherche de provisions.

A vrai dire, ce n'est pas tout à fait le cran qui lui manque. Son principal problème est plutôt qu'il n'a aucune compétence en survie. Dès qu'il croise un monstre, il est tellement tétanisé qu'il ne songe même pas à lui tirer dessus avec son arbalète (les armes à feu sont quasiment déjà toutes épuisées). De plus, inutile de dire que son adresse s'avère complètement nulle.

Joël reste cependant bien apprécié de ses compagnons. Mais cela ne lui suffit pas. Il rêve de retrouver son ancienne petite amie Aimée (Jessica Henwick) avec qui il a reprit contact par radio depuis quelques temps. Le problème, c'est qu'elle se trouve dans une autre colonie à 130 kilomètres de la sienne, soit une éternité pour un homme à pied dans un monde si hostile. Qu'à cela ne tienne ! Il décide un jour de sauter le pas et de quitter les siens pour la rejoindre.

Tout le monde le prend pour un fou et il y a de quoi. On se dit que Joël va se faire dévorer au bout de quelques heures dehors. Mais heureusement, il fait la rencontre d'un chien baptisé Boy qui lui sauve la vie (les mammifères n'ont pas muté contrairement aux bestioles à sang froid) puis croise sur sa route un vieil homme nommé Clyde (Michael Rooker) et une petite fille appelée Minnow (Ariana Greenblatt). Malgré ses 8 ans, cette dernière se débrouille déjà beaucoup mieux que lui en survie.

Contrairement aux autres personnes, Clyde et Minnow n'ont plus de colonie. Ils èrrent donc constamment à l'air libre, ce qui fait d'eux des experts du nouveau monde. Joël effectue un bon bout de chemin avec eux et apprend à leur contact un tas d'informations des plus utiles dont il se sert pour compléter son cahier de dessin, véritable petite encyclopédie des nouvelles créatures qui peuplent la Terre.

Toutefois, si Joël bénéficie de pas mal de chance au début, il fait ensuite ses preuves lorsqu'il reprend sa route en solo, exécutant notamment plusieurs gigantesques insectes géants qui en voulaient à sa peau. Après sept jours de marche, il arrive enfin à destination. Mais même si il retrouve sa copine, sa quête n'est pas encore terminée pour autant.

En effet, la colonie d'Aimée est sur le point de déménager pour embarquer sur le yacht d'un étrange capitaine Brooks (Dan Ewing). Cet ancien militaire déclare que si l'homme n'a plus sa place sur la terre, il n'a en revanche rien à craindre en mer. Mais c'est en réalité un menteur et un pirate qui empoisonne les réfugiés qu'il croise, vole leur nourriture et équipement avant de les laisser en pature à un crabe géant.

Celui que l'on surnomme « Cap » est en réalité un monstre bien pire que les créatures (qui ne sont d'ailleurs pas toutes mauvaises). Il fallait s'y attendre. Dans un monde post apocalyptique, les hommes cherchent toujours plus à s'entretuer qu'à s'aider. The Walking Dead en est le meilleur exemple.

Toutefois, la comparaison avec la série de Robert Kirkman s'arrête ici. En effet, même si Love and Monsters est bel et bien un film de monstres, il met l'accent sur l'humour et non sur l'horreur. On a presque l'impression de voir une comédie romantique avec des vers de terre et crapauds géants au beau milieu.

Ne nous leurrons pas. Les créatures sont très bien conçues et l'action trépidante. Le rythme de la narration se révèle impeccable et les personnages se montrent tous très attachants. Mais en plus, le film dégage plusieurs messages. Au cours de son épopée dans le monde extérieur, Joël redécouvre des plaisirs simples qu'il avait complètement oublié comme marcher dans l'herbe ou avoir une belle vue au sommet d'une montagne. Et rien que pour eux, il ne regrette pas son geste et encourage tout le monde à sortir de son trou pour vivre la vraie vie, même si elle comporte des risques. C'est une belle morale qui nous touche d'autant plus qu'aujourd'hui, l'humanité se terre la moitié de l'année chez elle dans des confinements successifs à cause d'un virus invisible à l'oeil nu.

A cause du coronavirus et des mesures prises par les pays, Love and Monsters n'a malheureusement pas connu de sortie au cinéma et c'est vraiment dommage pour lui. Cela reste un film très sympa à voir sans problème en famille. Une belle œuvre du réalisateur Michael Matthews.

Note : 8/10

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