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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Killer Game

Killer Game

Les adolescents tiennent à leurs secrets comme à la prenelle de leurs yeux. Si ils sont révélés au grand jour, cela correspond parfois pour eux à une catastrophe. Mais l'individu que nous allons voir aujourd'hui ne se contente pas de les mettre en lumière. Après avoir fait mourir de honte ses victimes, il les assassine au sens propre du terme. Bienvenu dans Killer Game.

Depuis quelques temps, des meurtres ont lieu dans une petite ville des Etats Unis. Juste avant de rejoindre l'au delà, chaque victime voit ses secrets révélés soudainement à tout le monde par le biais des téléphones portables et réseaux sociaux. Cela peut être une bagarre qui a mal tourné, un bizutage plus violent que d'habitude, un coup de foudre à sens unique, une opinion politique des plus extrêmes... C'est varié mais ce qui est identique en revanche, c'est que cela finit toujours pas un bain de sang.

Au lycée, il règne vite un sentiment de suspicion. Etant donné que les victimes sont toutes des adolescents, il y a fort à parier que le tueur est un élève. Mais qui est-ce ? Caleb (Burkely Duffield), le footballeur américain raillé pour son homosexualité ? Oliver (Théodore Pellerin), l'impopulaire du bahut dont les parents sont morts il y a des années ? Ou bien encore un illustre inconnu dont personne ne se méfie.

Makani Young (Sydney Park) se pose ces questions. Cette lycéenne vit seule avec sa grand mère somnanbule dans une villa à la campagne. Il y a de quoi se sentir peu en sécurité. Toutefois, notons que le tueur se montre assez audacieux pour commettre un assassinat dans une église, et même lors d'une fête étudiante remplie de monde.

Qui est-il exactement ? Je ne révélerais évidemment pas son identité pour ne pas gacher le plaisir du film. En revanche, je peux parler de son mode opératoire. A l'instar de la plupart des tueurs, il porte un masque. Toutefois, celui ci n'est pas sensé le caractériser lui mais au contraire sa prochaine cible dont il reproduit les traits. Ainsi, cet assassin arbore divers déguisements pour ressembler à ses proies, comme si il voulait les mettre face à face avec elles mêmes avant de recevoir le coup fatal.

Cela démontre un côté assez joueur. Cet assassin méticuleux aime installer progressivement la peur dans l'esprit des gens. Ses méthodes ressemblent pas mal à celles de Ghostface. Tout comme ce dernier, il possède bien entendu un long couteau mais aussi (modernité oblige) un taser. Cela suffit-il d'ailleurs à faire de lui un membre proche de la police ?

Réalisé en 2021 par Patrick Brice, Killer Game est une jolie petite surprise. Il a le mérite d'offrir quelques belles scènes de tension aux spectateurs, et ce dès le début. Le scénario s'avère plutôt pas mal dans un premier temps, à défaut de sortir des classiques. En revanche, le mobile et l'identité de l'assassin sont vraiment très moyens.

Autre défaut à noter, la faiblesse des victimes. Elles n'ont pas à faire à un colosse comme Jason que je sache ! Et pourtant, elles s'avouent immédiatement vaincues et ne se défendent absolument pas. C'est abusé. On pouvait espérer voir plus de résistance, surtout de la part des footballeurs du campus qui passent leur temps à vanter leurs talents de sportifs.

Cela reste cependant bien au niveau de la réalisation, avec une bonne gestion des temps forts et des temps faibles. En tant qu'héroïne, Sydney Park porte une grande partie du film sur ses épaules et s'en sort à merveille. De plus comme je l'ai déjà dis, Killer Game s'inspire de Scream sur un certain nombre d'aspects (style d'écriture, introduction, tueur) même si il reste finalement bien loin de cette œuvre maîtresse. A défaut, c'est au moins un long métrage sympa pour les fans du genre.

Note : 7/10

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