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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Rahan Episode 12 : Le petit d'homme

Rahan Episode 12 : Le petit d'homme

Ce n'est un secret pour personne, Rahan adore percer les secrets de la nature et du monde qui l'entoure. Par conséquent, lorsqu'il découvre de mystérieuses empruntes sur le sol, il désire ardemment savoir à qui ou à quoi elles appartiennent. Mais sa déception est grande. En effet, au lieu de voir un animal mi bipède mi quadrupède, il tombe sur un bébé qui ne sait pas encore marcher.

Ceci dit, il n'a pas vraiment le temps d'être déçu car le nourrisson en question est enlevé par une panthère qui le ramène à ses petits. En le laissant en vie, elle souhaite que sa progéniture apprenne instinctivement à tuer. Ainsi va la nature. Mais évidemment, Rahan ne l'entend pas de cette oreille. Un furieux combat s'engage entre lui et le baghaé. Si le fils de Crao en sort vainqueur, il consent finalement au dernier moment à ne pas tuer le fauve par égard envers ses petits. Bel acte de clémence de sa part.

Une fois les félins partis, Rahan se fait un devoir de ramener le petit d'homme auprès des siens. Pour cela, il remonte le torrent d'une rivière et va jusqu'à franchir un précipice d'un bond incroyable avec le bébé sur ses épaules. Malheureusement, une fois arrivé à destination, une mauvaise surprise l'attend.

Dans cette série, la quasi totalité des hommes parlent tous le même langage universel, à quelques exceptions près. Mais ici, ce n'est pas le cas. Contre toute attente, la tribu utilise une toute autre langue et prend Rahan pour le kidnappeur de l'enfant baptisé Kadik. Sans comprendre ce qui lui arrive, le fils de Crao se retrouve capturé, fermement ligoté à des pieux enfoncés au sol et abandonné en pature aux bêtes.

Sa fin est proche. Dans cette position, il n'a absolument aucun moyen de se défendre des assauts d'un fauve. Or pendant la nuit, la panthère revient avec ses petits. Elle hésite. L'occasion de faire un bon repas et se venger est belle mais en définitive, elle préfère tourner les talons et abandonner Rahan. « Les bêtes seraient-elles plus loyales, plus reconnaissantes que ceux qui marchent debout ? » s'interroge t-il.

De toute manière, ce n'est que partie remise. Même si un félin ne le tue pas, c'est la faim et la soif qui s'en chargeront tôt ou tard. Toutefois, son salut va venir d'une personne inattendue. Dès le lendemain, Kadik échappe de nouveau à ses parents et parvient à le retrouver dans la jungle. Evidemment, il est trop jeune pour comprendre la situation et trancher ses liens. Mais l'affection dont il fait preuve à son égard fait comprendre à la tribu que Rahan n'est pas un ennemi et ne lui a fait aucun mal, au contraire. Le fils de Crao se retrouve donc délivré à temps.

Ce chapitre est bon mais comporte quelques défauts. Parlons tout d'abord de la baghae. Contrairement à la plupart des prédateurs que l'on a rencontré jusque ici, cet animal possède un peu de profondeur à travers ses petits et son acte de rendre grâce à Rahan. C'est volontiers appréciable.

En revanche, on a du mal à déterminer de quelle espèce il s'agit exactement. Sa démarche fait penser à un guépard mais son visage et sa musculature sont celles d'un léopard. Cela aurait été bien de ne pas créer un hybride des deux (à moins qu'il s'agisse d'un félin préhistorique aujourd'hui disparu). Ok on chipote mais quand on a autant de talent qu'André Chéret, on peut se montrer plus exigeant.

Le scénario fait d'avantage grincer des dents. Même si il accomplit un bel exploit en traversant un précipice d'un bond, Rahan commet surtout un acte d'inconscience. Il n'était aujourd'hui poursuivit par aucun ennemi mais voulait simplement économiser une journée de marche. Est-ce un motif suffisant pour jouer avec la vie d'un bébé ?

Ce n'est pas tout. En dépit de son jeune age, Kadik échappe à la vigilance de ses parents beaucoup trop facilement. A la limite la première fois pourquoi pas mais on imagine que lorsque l'on a retrouvé son bébé miraculeusement, on ne le quitte plus des yeux l'espace d'une seconde pendant des jours.

Enfin, la fin est assez abrupte. Pressé par le format de 20 pages de la série, Rahan n'a même pas le temps d'échanger quelques mots avec ce clan. Il aurait pu avoir au moins deux cases le montrant serrer la main des parents de Kadik après que ceux ci l'aient remercié. Néanmoins, c'est une jolie aventure du fils des ages farouches comme toujours.

Note : 7/10

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