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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Scream

Scream

Les slashers sont tous identiques. A chaque fois, un tueur masqué arrive, exécute un grand nombre de personnes de façon sanglante puis se fait battre par une jeune fille. A force, cela entraîne un sentiment de répétition qui gache parfois à moitié la surprise. C'est exact. Néanmoins, après avoir vu Scream, vous ne serez plus aussi sur de cette affirmation.

Alors qu'elle s'apprête à regarder un film d'horreur sur cassette vidéo, Casey Becker (Drew Barrymore) reçoit des appels téléphoniques provenant d'un jeune homme inconnu. Au départ, la voix se veut sympathique et la jeune fille se prête au jeu de discuter un peu avec elle. Mais lorsque la personne au bout du fil lui avoue qu'elle la regarde depuis chez elle, l'ambiance change radicalement de ton.

Casey comprend qu'elle a à faire à un malade mental qui l'espionne dans sa propre maison. Malheureusement, il est déjà trop tard pour s'en sortir et elle ne tarde pas à succomber dans d'atroces souffrances. Cette scène d'introduction hyper efficace nous fait comprendre immédiatement que Scream n'est pas un film comme les autres.

Le lendemain, la ville de Woodsboro est en émoi. Au lycée, tout le monde ne parle que de ce meurtre qui rappelle à Sidney Prescott (Neve Campbell) l'assassinat de sa mère un an plus tôt. Dès le soir venu, elle se fait attaquer dans sa demeure tout comme Casey mais parvient à s'en sortir. Elle soupçonne alors son petit ami Billy Loomis (Skeet Ulrich) d'être le coupable.

Dans les jours suivants, suite à un couvre feu instauré par la police, une fête est organisée chez le lycéen Stuart Macher (Matthew Lillard). Malheureusement, cette soirée va tourner au massacre pour plusieurs personnes, et ce en dépit de la présence de l'intrépide journaliste Gale Weathers (Courteney Cox) et du jeune shérif adjoint Dewey Riley (David Arquette).

En quoi Scream est-il différent des autres slashers ? Pour commencer, il sait surprendre le spectateur et jouer avec lui. Jusqu'à la fin, on se demande quelle est l'identité de celui qui se cache derrière le masque de fantôme que l'on appelera plus tard Ghostface. Ce n'est pas un anonyme mais forcément un personnage que l'on connaît et qui fait partie de l'entourage de Sidney. On a donc un gros côté enquête et suspicion que tous les longs métrages de sadiques ne partagent pas.

Mais ce n'est pas tout. Ghostface n'est pas un tueur ordinaire. Son masque n'est pas le plus effrayant qui soit et surtout, sa force physique n'est pas terrible. A plusieurs reprises, il peine dans le dernier geste à exécuter ses victimes. En revanche, son ingéniosité s'avère monstrueuse. Il n'a pas son pareil pour s'amuser avec ses cibles et instaurer progressivement la peur en elles. Mais d'ailleurs, comment procède t-il ?

La réponse se situe dans les films d'horreur. A l'image de nombreux adolescents, Ghostface est un fan de ce type de cinéma et plusieurs de ses meurtres sont carrément inspirés de ceux qu'il a vu sur toile. Ici, la réalité se mélange à la fiction. Le réalisateur Wes Craven joue d'ailleurs parfaitement avec ceci, incorporant de très nombreuses références à d'autres slashers tels que Les griffes de la nuit, Vendredi 13 ou Halloween. De plus, le fait que ce soit les personnages qui les citent rend l'atmosphère nettement plus réelle et crédible

Il est difficile d'établir une analyse pointue de Scream sans tomber dans le spoiler et gacher une grande partie de la surprise. Mais ce film est un chef d'oeuvre absolu ! C'est la bible des slashers et une ode à l'amour du cinéma d'horreur ! L'action est soignée, les personnages nombreux et attachants, le récit intelligent...

Du début à la fin, Scream est une merveille à l'état pur qui, en plus d'offrir un super divertissement, met en lumière les dangers et l'influence que peuvent représenter les films horrifiques sur un certain public. Réalisé en 1996 avec un budget de 14 M$, il n'a pas prit une ride depuis et en a rapporté plus de dix fois plus. Si il n'y a qu'un seul slasher à voir, c'est lui ! Néanmoins, je conseillerais d'en visionner un maximum d'autres avant pour mieux saisir les clins d'oeils et l'écart de niveau. Quel triomphe de Wes Craven !

Note : 9/10

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