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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Yoko Tsuno Tome 4 : Aventures électroniques

Yoko Tsuno Tome 4 : Aventures électroniques

Une fois n'est pas coutume, ce tome 4 de Yoko Tsuno est différent des autres. Contrairement à ses prédecesseurs, il ne contient pas un long récit bien ficelé de 48 pages mais plutôt 5 petites histoires comprenant entre 5 et 10 planches chacune. Ce curieux format s'explique probablement par le fait qu'à l'époque, cette série comme tant d'autres paraissait au préalable dans des périodiques avant de devenir des albums. Nous allons donc traiter ici chacun de ces petits épisodes avant de donner une note finale.

La première aventure s'intitule Hold up en hi-fi. Etant Japonaise, Yoko se rend de temps à autre à la banque pour envoyer de l'argent au Japon. Elle en profite aujourd'hui pour en savoir plus sur son service de sécurité. Etant surveillée 24 heures sur 24 par des caméras reliées à un commissariat situé juste à côté, la banque ne risque rien à priori. Mais on le sait, il ne faut jamais dire jamais.

Soudain, un énorme bruit d'effondrement se fait entendre. Croyant qu'un supermarché s'est écroulé, les policiers se rendent tous sur les lieux. Des voleurs profitent justement de cette diversion pour entrer dans la banque et, malgré une tentative de résistance de Yoko, parviennent à la dévaliser en deux temps trois mouvements.

Notre jolie Japonaise ne s'avoue pas vaincue pour autant. Puisque la grande surface commerciale du coin est en réalité toujours intacte, elle en déduit que tout ceci était un plan minutieusement conçu à l'aide d'émetteurs et de hauts parleurs géants très puissants. Rapidement, elle trouve leur cachette sur le toit d'un immeuble voisin et n'a plus qu'à faire arrêter les bandits dans la foulée.

La seconde histoire a pour titre La belle et la bête. Par un soir, alors qu'elle se promène en ville sur son vélo à moteur, Yoko surprend un étrange homme singe attaquer un policier. Elle décide de s'en mêler mais l'affrontement est inégal. En effet, même ses techniques d'arts martiaux ne peuvent venir à bout de la force gigantesque de son singulier adversaire. Ni les balles de revolver d'ailleurs.

Le curieux personnage qui semble tout droit sortir de la préhistoire décide pourtant de fuir et se réfugie dans un musée d'histoire naturelle. Voilà qui est cocasse. Yoko le poursuit et ne tarde pas à le démasquer au milieu d'os de dinosaures. Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'un homme préhistorique mais d'un scientifique revêtu d'un costume et équipé d'une machine androïde amplifiant considérablement sa puissance.

Passons au troisième récit, Cap 351. Afin d'acheminer le courrier beaucoup plus rapidement entre l'Allemagne et l'Autriche, une entreprise décide de construire une fusée passant par dessus les montagnes du Tyrol au lieu de les contourner. Le jour de l'essai, Yoko fait partie des techniciens et s'aperçoit que quelqu'un prend le contrôle de l'engin télécommandé.

Cela peut avoir des conséquences très grave car au même moment a lieu non loin de là une rencontre entre des représentants des deux Allemagne (pour rappel cet album est sortit en 1974) en vue de commercer entre eux. Or, celui qui s'est emparé de la fusée compte bien s'en servir pour commettre un attentat avec et empêcher ainsi toute transaction entre l'ouest et l'est. Heureusement, Yoko intervient juste à temps grace à une belle cascade en hélicoptère.

Avouons le, cet épisode n'est que moyen. Mais le suivant rehausse le niveau en flèche. Il s'appelle Du miel pour Yoko. Alors qu'elle se balade avec Pol en pleine campagne, notre Japonaise découvre par hasard une ruche dont les abeilles transportent des microfilms sur le dos. Intriguée, elle compte en savoir plus et pour cela, elle décide de faire une inspection au centre de recherches atomiques de Clévy situé tout près.

Si le directeur ignore tout de cet acte, ce n'est pas le cas de l'un de ses employés nommé Karensky. Ce savant qui mène des expériences sur les abeilles et les radiations est en réalité un espion étranger et se sert des insectes pour parvenir à ses fins ni vu ni connu. A noter qu'il ressemble beaucoup physiquement à Karpan.

Démasqué, Karensky ne se rend pas pour autant et rend la vie dure à Yoko, parvenant même à la mettre K.O. d'un coup de poing (chose suffisamment rare pour être notée). Heureusement, la jeune femme parvient à le rattraper après une course poursuite à moto dans les virages montagneux. Un chapitre de qualité qui ferait presque croire que Roger Leloup est sponsorisé par la marque Honda tant elle est présente sur ses véhicules.

On garde cependant le meilleur pour la fin avec L'araignée qui volait. Tandis qu'il se balade en ville la nuit, Pol tombe par hasard sur le cambriolage d'une bijouterie. Mais, aussi incroyable que cela paraisse, le voleur n'est pas un homme mais une araignée robotique. Et elle ne compte pas se laisser faire.

Pris en chasse par ce véritable petit monstre mécanique, Pol trouve refuge chez Yoko. Peu après, cette dernière essaie à son tour de se saisir de « la bête » mais c'est impossible. En plus de se montrer rapide et de projeter des rayons aveuglants avec les yeux, l'arachnide obéit à distance à des ordres télécommandés très précis. De plus, elle est secondée par une voiture conduite par de vrais hommes en chair et en os armés d'un pistolet.

En voulant les arrêter, Yoko et Pol tombent dans un piège et se font capturer. Ils découvrent que c'est également le cas de l'inventeur de l'araignée qui s'est fait abuser par un escroc pour utiliser son objet à des fins criminelles. Heureusement, à l'issue d'une nouvelle course poursuite cette fois ci sur l'autoroute au cours de laquelle le robot change de camp, tout finit bien bien suite à une collision avec un camion poids lourd.

Cet épisode ressemble à une vraie histoire de science fiction voire d'horreur. Personne n'aime voir et affronter des araignées, même si ce sont des machines. Cela nous donne des scènes très efficaces mais aussi de nombreuses péripéties. Voilà un chapitre qui aurait peut-être pu donner un véritable album si il avait été plus développé.

Etablissons à présent le bilan de tout ceci. Pour commencer, il convient de saluer le grand professionnalisme de Roger Leloup. Que ce soit dans de vrais tomes ou lors de simples historiettes, cet auteur soigne toujours autant son dessin et la qualité de sa mise en scène. Il ne se relâche en aucune façon alors qu'à sa place, nombre de ses concurrents ne se seraient sans doute pas appliqués autant pour des épisodes mineurs.

Maintenant, il reste toutefois difficile d'attribuer une très bonne note à cet album. Les scénarios ne sont pas mauvais mais trop vite expédiés. Ces histoires ne sont que des amuses gueules qu'on lit puis qu'on oublie rapidement. Elles ne marquent pas l'esprit, hormis peut être la dernière. De plus, on note l'absence totale de Vic, ce qui est dommage car c'est un personnage très important de l'oeuvre. Peut-être aurait-il du remplacer Pol dans une aventure pour rééquilibrer le temps de présence des deux compères ?

Aventures électroniques ne restera pas dans les annales. Mais c'est une compilation sympathique qui peut permettre de faire découvrir Yoko Tsuno aux néophytes et d'offrir autant voire plus de cascades que d'habitude. On espère cependant que les longs récits de 48 planches reprendront leur droit lors du prochain volume.

Note : 6,5/10

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