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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Shibuya Hell Tome 1

Shibuya Hell Tome 1

Depuis déjà de nombreuses années, les poissons rouges se sont incrustés dans de nombreux foyers. Certains les utilisent comme des objets de décoration et d'autres en tant que cadeaux pour leurs enfants. Petits et mignons, ils semblent inoffensifs dans leurs bocaux dont ils ne cessent de faire le tour inlassablement. Mais cette vision naïve de ces animaux pourrait subitement changer après avoir lu Shibuya Hell.

Notre histoire se passe à Tokyo dans le quartier de Shibuya. Nous faisons la connaissance d'Hajime Tsukiyoda. Ce lycéen sans histoire passionné de cinéma aimerait bien que quelque chose change dans sa vie monotone. Et pour le coup, il va être servit ! Alors qu'il se promène dans un supermarché, il se retrouve soudain tête à tête avec d'énormes poissons rouges volants qui mangent les humains.

Au début, tout le monde croit à un trucage publicitaire et certains individus tentent de les capturer sur leurs réseaux sociaux. Mal leur en prend, ils sont aussitôt gobés vivants. Un carnage sans précédent a bientôt lieu. Et en voulant fuir, Hajime s'aperçoit bientôt que ces bestioles n'ont pas simplement investi le centre commercial. Elles sont partout dans le quartier et en très grand nombre. Comment faire pour leur échapper ?

Je n'apprécie pas particulièrement l'anglais mais What the fuck est l'expression la mieux appropriée pour caractériser ce manga. D'habitude, ce sont les zombies ou à défaut les vampires qui apparaissent de nulle part comme ça. A défaut si on veut un animal réel, on pourrait penser à des chiens enragés, des loups ou des nuées d'insectes. Mais certainement pas à des poissons rouges !

L'idée s'avère extrêmement loufoque et originale pour le coup. Ces poissons sont littéralement incroyables ! Outre leur voracité et leur taille qui diffère selon les individus, ils vivent à l'air libre sans éprouver le moindre manque d'eau. Ils parlent et disent des phrases absurdes qui ne semblent pas être perçues par les humains. On nage en plein délire ou plutôt en plein cauchemar.

Inutile de vous dire que les victimes sont très nombreuses. Les poissons ne tuent pas au préalable, ils se content de dévorer vivantes leurs proies en leur arrachant de gros morceaux de chair (ce qui paraît d'ailleurs étonnant vu qu'ils n'ont pas de dent). Les amateurs de gore sont servis. Shibuya Hell n'est pas avare en déchiquetage et en hémoglobine.

Nous sommes ici dans un vrai survival qui possède peu de temps mort. Mais attention, cela ne signifie pas que ce premier tome est bien conçu pour autant. Il ne semble pour l'instant pas avoir de scénario bien tracé car on assiste essentiellement à des courses poursuites pour échapper aux monstres. On a guère le temps de souffler. Les morts sont trop nombreuses et du coup, ça tourne un peu à l'orgie.

Ce défaut est pardonnable car on peut penser que le but du mangaka Aoi Hiroumi consiste en premier lieu à imprégner la peur chez ses lecteurs. En revanche, les personnages ont des réactions complètement stupides et ça, ça fait mal ! Ils ont beau vivre l'enfer et être coupés de toute aide extérieure, certains continuent de penser à leurs soucis quotidiens et à ce qu'ils feront le lendemain. C'est le cas notamment d'une jeune fille nommée Arisa Usui. Cette dernière rêve de devenir chanteuse et va jusqu'à sauter d'un hélicoptère qui pourrait la sauver simplement pour récupérer le chouchou que lui a offert une fan.

Difficile de faire plus ridicule. Ce gros point faible porte atteinte à la crédibilité de l'oeuvre, surtout qu'il est récurent. De plus, la mise en scène et le dessin n'ont rien d'extraordinaire. On a déjà l'impression que les actions se ressemblent voire se répètent. Espérons que l'oeuvre se diversifiera vite car on ne peut pas lire une boucherie infinie pendant 200 pages.

Bien que je sois fan des survivals, je n'ai pas accroché dans ce premier tome. Il contient toutefois quelques idées intéressantes. A force de courir pour échapper à ses prédateurs, Hajime remarque chez ces derniers certaines caractéristiques. Ils voient très mal et se repèrent au son et à l'odeur. Ces données semblent basées sur de vrais faits scientifiques, ce qui est toujours un plus.

Attendu avec impatience, Shibuya Hell représente pour l'instant une grosse déception. Quand on imagine un scénario aussi spécial et ambitieux, il faut avoir de solides épaules. Espérons que l'auteur remontera vite la pente dans le tome 2.

Note : 5,5/10

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