Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

The Thing (1982)

The Thing (1982)

Alors qu'elle effectue des recherches sur l'Antarctique, une équipe de scientifiques américains aperçoit un hélicoptère norvégien poursuivant un chien loup sur la banquise. Cela ne ressemble pas à une simple chasse. La traque est si acharnée que les individus sont prêts à tirer sur d'autres hommes pour abattre cet animal à tout prix. Mais pourquoi au juste ?

De prime abord, personne ne comprend rien. Après avoir neutralisé les Norvégiens et secourus le chien venu se réfugier chez eux, les Américains restent interloqués. Mais ils vont finir par comprendre qu'ils ont commi une terrible erreur qui pourrait bien coûter à moyen terme la survie de l'humanité. Oui, rien que ça !

En effet, ce que l'on croyait être un chien est en réalité une créature venue de l'espace. Prisonnière des glaces depuis 100 000 ans, elle vient d'être libérée par d'autres hommes et possède un pouvoir effroyable. Elle peut quasi instantanément se transformer en tout être qu'elle a déjà tué. Capable de prendre n'importe quelle forme, d'imiter le langage humain à la perfection, elle se révèle en plus très résistante aux armes. Seul le feu peut peut-être la tuer mais rien n'est moins sur.

Un terrible jeu de cache cache va petit à petit s'installer sur toute la station. En imitant un corps puis un autre et ainsi de suite, la chose va semer le trouble dans l'esprit des Américains. Un sentiment de méfiance et d'isolement va s'installer. Il suffit que notre collègue de travail qu'on connait pourtant bien disparaisse de notre vue cinq minutes pour qu'on se pose une terrible question. Est-ce toujours lui ou le symbiote qui a prit son apparence ?

Réalisé en 1982 par John Carpenter, The Thing propose un scénario original et une menace peu courante, surtout à l'époque. Isolés au fond du monde, les Américains sombrent dans une parano des plus complètes et n'ont guère de moyen pour déceler qui est encore humain et qui est la créature. Et quand bien même lorsqu'ils la trouvent, ils ont beau la brûler à coups de lance flammes, elle parvient toujours à réapparaître, rendant ses proies complètement folles.

Ce monstre peu commun se révèle très efficace. C'est une véritable source de mystères. Quelle est sa véritable apparence ? Combien d'organismes a t-il recopié lors de ses voyages dans l'espace ? Une chose est certaine. L'humanité avait eu beaucoup de chance de la voir prise dans les glaces et avait ainsi échappé à une catastrophe inévitable. Mais à cause de son insatiable cupidité, elle a finalement réveillé le Diable. Cela ressemble beaucoup aux écrits de Howard Phillips Lovecraft qui suggèrent que d'effroyables créatures se cachent sur notre planète et n'attendent que le bon moment pour nous anéantir.

Malheureusement, si l'idée est excellente, The Thing souffre d'une grosse carence. Il ne possède aucun personnage humain fort. Certes, le pilote Mac Ready (Kurt Russell) s'en sort un peu mieux et fait en quelque sorte office de héros. Mais il n'inspire guère de sympathie. Nous voyons des anonymes sans réelle personnalité. On ne s'attache pas à eux, leurs morts nous sont donc indifférentes. Ajoutons à cela l'absence totale d'actrice au casting, même en caméo, ce qui est un tort supplémentaire.

Autre défaut majeur, les longueurs. Le film en est remplit. Certes, c'est un peu voulu pour augmenter le suspense mais de nos jours, cela passe moyen. En revanche, il faut reconnaître que les trucages sont globalement réussis et sanglants. Lorsqu'elle se sait découverte et attaque, la chose se métamorphose en créatures diverses : gargouille, hydre, araignée géante... Il y en a pour tous les gouts et cela a de quoi alimenter les fantasmes des spectateurs.

Incomprit à sa sortie, The Thing n'a pas rencontré un grand succès mais a ensuite été réhabilité jusqu'à être considéré comme un film culte pour certains. Pour ma part, je reste mitigé. En créant de vrais personnages et en travaillant mieux leurs interactions entre eux, l'oeuvre aurait pu posséder une portée encore bien meilleure. Au lieu de ça, elle reste un peu à quai. Toutefois, le point de départ est donné et l'idée est si bonne qu'elle a le potentiel pour créer une vraie franchise comme le cinéma américain en est coutumier.

Note : 6,5/10

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article