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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Sans un bruit

Sans un bruit

Les invasions de monstres éradiquant quasiment toute l'espèce humaine en l'espace de quelques mois sont à la mode en ce moment, surtout en ce qui concerne les zombies. Toutefois ici, nous n'avons pas à faire à des morts vivants mais à des créatures sans nom aveugles mais à l'ouie particulièrement fines. Pour leur échapper, il faut veiller à produire le moins de sons possibles. Bienvenu dans Sans un bruit.

Nous suivons l'histoire des Abbott. Contrairement à la grande majorité des gens, cette famille américaine a su survivre au cataclysme qui s'est produit il y a maintenant plus de 470 jours. Pour communiquer, ses membres utilisent le langage des signes. Et surtout, ils font attention à accomplir toutes leurs activités quotidiennes de manière silencieuse.

On pourrait croire cela impossible mais ils ont curieusement réussi à s'accomoder à ce mode de vie. Ingénieur à ses heures perdues, le père appelé Lee (John Krasinski) trouve souvent des astuces pour améliorer le confort de tous. Il a intérêt à se débrouiller car sa femme Evelyn (Emily Blunt) est sur le point d'accoucher de leur nouvel enfant dans leur maison en pleine campagne.

Réalisé en 2018 par John Krasinski, Sans un bruit est un film assez spécial. Comme son nom l'indique, il ne contient quasiment pas de dialogues. A l'exception d'une ou deux scènes, les personnages ne parlent jamais avec leur bouche, même en chuchotant. De plus, ils n'utilisent le langage des signes que pour les choses nécessaires.

Ce choix fort de la part du réalisateur laisse un gros vide qui peut paraître ennuyeux ou gênant pour certains. Mais d'autres le trouveront à l'inverse original et poétique. Pour compenser, on se montre attentif aux moindres sons de la nature tel que celui de l'eau ou du vent caressant une feuille de papier.

Le rythme se veut assez lent et les personnages ne sont guères développés. Outre les parents, on note la présence de l'adolescente Regan (Millicent Simmonds) qui essaie de bien faire mais engendre parfois des gaffes. Elle parviendra cependant à trouver le point faible des monstres, les ultrasons.

Evoquons justement les créatures. Leurs apparitions sont bien gérées et elles sont très bien faites. Rapides, puissantes et effroyables, elles ne ressemblent à rien de connu. Sont-elles des animaux qui ont muté ? Des extraterrestres ? D'où viennent-elles ? On aurait aimé en savoir d'avantage sur elles. Malheureusement, il n'en sera rien. Sans un bruit se consacre essentiellement à la survie de la famille Abbott, pas au destin du monde devenu apocalyptique.

Pour moi, c'est un gros point faible. Il faut toujours une explication pour rendre l'histoire plus crédible et intéressante. De plus, même si ces monstres s'avèrent coriaces, on ne voit pas comment l'armée a pu se faire vaincre si facilement. Des détails au moins en guise de flash back n'auraient pas été de trop.

Sans un bruit se révèle assez dur à noter. Réalisé avec soin et ambition, il mérite le visionnage à l'occasion. Mais la quasi absence de dialogues pendant 1h30 s'est avérée trop longue à mon goût. De plus, il y a trop peu de personnages et tout est manichéen. On est donc loin du chef d'oeuvre.

Note : 6,5/10

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