Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Moi quand je me réincarne en Slime Tome 1

Moi quand je me réincarne en Slime Tome 1

Que devient-on après la mort ? Gagne t-on le paradis ou l'enfer ? Reste t-on cantonné à l'état de poussière ? Ou bien sommes nous réincarnés dans un tout autre corps humain ou animal pour recommencer une nouvelle vie sans garder le moindre souvenir de l'ancienne ? Les religions et les sciences se sont penchés sur cette question depuis longtemps. Désormais, les auteurs de mangas aussi. Et ces dernières années, ils ont proposé une nouvelle hypothèse. Et si nous nous réincarnions en un personnage de jeu vidéo ? L'idée peut paraître stupide mais a pourtant engendré un nouveau genre d'oeuvres japonaises connaissant un certain succès, les isekai. Nous allons traiter de l'un d'entre eux ici.

Satoru Mikami n'a jamais eu une existence très heureuse. Célibataire endurcit agé d'une trentaine d'années, il se fait poignarder en pleine rue. Mais la vie lui réserve de sacrées surprises. Au lieu de l'abandonner à la mort, elle lui offre la possibilité de goûter à une toute nouvelle existence dans la peau d'une créature imaginaire.

Attention, ne vous réjouissez pas trop vite. Il ne renaît ni en dragon ni en héros légendaire ni en gargouille ou démon mais en slime. Cela n'a rien de très glamour. En général, ce sont les premiers monstres que l'on affronte lors des RPG. Faibles et peu charismatiques, ils semblent ne servir que de proies aux autres fauves.

Et pourtant, Satoru va nous prouver le contraire. Baptisé Limule Tempest dans ce nouveau monde, il démarre certes très bas mais progresse très vite. D'abord incapable de voir les éléments autour de lui et de parler aux autres personnes, il va rapidement emmagasiner tout un tas de nouvelles compétences qui lui seront très précieuses pour la suite.

Pour cela trois moyens sont à sa disposition. Primo, faire appel à son pouvoir de « grand sage » pour analyser chaque situation et ainsi obtenir de nombreuses informations immédiatement. Secondo, communiquer par télépathie avec certains autres monstres, dont un dragon nommé Veldra. Tertio, absorber les créatures vaincues avec sa capacité « prédateur » pour s'approprier leurs compétences.

Ce n'est pas tout. En associant son intelligence d'ancien humain à ses connaissances en matière de jeux vidéos, Limule obtient souvent un coup d'avance sur les autres. Ses capacités d'adaptations sont impressionnantes et peu de choses semblent vraiment l'effrayer. Au contraire, il adopte souvent une attitude cool et décalée qui engendre pas mal d'humour.

De plus, Limule sait interagir avec les autres et se faire des amis. Ainsi, il protège un village de gobelins d'une attaque de loups et devient ainsi en quelque sorte le maître des deux espèces. De plus, il s'aperçoit qu'en conférant un nom propre à chacun, il leur permet d'évoluer de manière saisissante. Par exemple, un frêle petit homme vert devient en quelques jours un puissant guerrier à la musculature saillante. Assurément, c'est plus rapide qu'un entrainement intensif dans une salle de sport.

Ce manga est construit comme un jeu vidéo et chaque histoire sert à préparer la suivante qui réserve des épreuves plus difficiles. Ainsi, après être devenu le chef des gobelins, Limule décide de reconstruire leurs maisons. Pour cela, il lui faut demander l'aide des nains spécialistes en la matière, surtout celle du forgeron Kaijin.

Distrayant au premier abord, Moi quand je me réincarne en Slime bénéficie d'un scénario assez original et déjà bien plus détaillé que So I'm a spider so what ?. Les personnages ont des noms, sont plus nombreux et il y a même un embryon de géopolitique. En revanche, l'état d'esprit reste le même. Cela se veut fun sans se prendre la tête.

Passons à la mise en scène. Celle ci s'avère médiocre par moment, surtout au début. Par exemple, la mort de Satoru n'est pas du tout convaincante. On ne voit pas l'assassin lui planter son couteau dans le dos ni pourquoi d'ailleurs. On sent trop qu'il fallait qu'il meurt pour besoin scénaristique, peu importe le moyen. C'est flagrant.

Clairement, les dessins de Taiki Kawakami ne crèvent pas l'écran. Seulement moyens, ils manquent profondément de détails. A noter que ce manga n'est pas une œuvre propre mais une adaptation du roman de Fuse. On a d'ailleurs droit à une dizaine de pages en bonus écrites par l'auteur nous résumant le tome sous un autre angle, celui du dragon Veldra. C'est assez rare pour être noté.

Les fans d'isekai ont des chances d'aimer ce titre. En revanche, ce ne sera peut-être pas le cas des autres. Ce manga a le mérite de tordre le cou aux idées reçues sur les slimes. Il convient de lire le prochain volume pour se faire une idée plus précise du sujet.

Note : 5,5/10

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article