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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Godzilla (1998)

Godzilla (1998)

Icone de la pop culture, Godzilla est l'un des monstres les plus connus du cinéma. Symbole du traumatisme de la bombe atomique subit par les Japonais, il a connu de nombreuses adaptations depuis sa première apparition en 1954. Mais jamais encore Hollywood ne s'était emparé du phénomène jusqu'en 1998 avec la version de Roland Emmerich.

Suite à des essais nucléaires dans le sud du Pacifique, un iguane mute et devient bipède mais aussi et surtout gigantesque. Créature suprême de la nature qui fait passer le tyrannosaure pour un lézard ordinaire, il met le cap sur les Etats Unis. L'armée américaine va tout faire pour l'arrêter tout comme le chercheur Nik Tatopoulos (Matthew Broderick) et un certain Philippe Roaché incarné par Jean Reno.

Là, vous vous demandez ce que fait cet acteur français ici. Certes, Jean Reno possède alors une très belle côte dans les années 1990 mais ce n'est pas la seule raison de sa présence. Ce film ne se passe pas dans les années 1950 mais en temps réel, soit peu après les essais nucléaires en Polynésie française ordonnés par Jacques Chirac.

C'est donc la France qui est responsable de Godzilla. Par conséquent, il est normal qu'elle envoie l'un de ses agents secrets régler le problème. Ce n'est pas le seul changement par rapport à l'oeuvre originale. Notre monstre n'est pas une créature du fond des temps réveillée de son sommeil millénaire mais une création accidentelle de l'homme. Après tout, pourquoi pas ? Cette nouvelle origine le rend plus crédible et ne diminue pas d'un pouce l'importance de la bombe atomique, au contraire.

Enfin, américanisation oblige, ce n'est pas Tokyo mais New York qui subit les assauts du monstre. L'idée n'est pas mauvaise du tout car avec ses grattes ciels légendaires, cette métropole est sans doute la seule capable de le cacher. De plus, étant située sur une ile, c'est l'endroit idéal pour un amphybien, surtout en période de ponte.

Et oui, non content de figurer comme une immense menace, Godzilla pond en plus pas moins de 200 œufs dans un repaire. Détruire ce nid est une priorité pour Nik car selon lui, l'humanité pourrait clairement disparaître si cette espèce à la reproduction assexuée venait à se multiplier. Il faut faire vite car dès la naissance, les bébés godzillas mesurent environ 3 mètres. Et ils ont faim de chair humaine.

Passons maintenant aux protagonistes. Outre Jean Reno qui fait du Jean Reno comme d'habitude, Nik est un personnage très attachant. Brillant scientifique qui manque de confiance en lui, il est toujours amoureux de son ex copine Audrey (Maria Pitillo). Cette dernière est journaliste et pour elle, l'apparition de Godzilla représente l'occasion de perçer dans son métier, quitte à s'arranger avec sa conscience. On peut également citer son collègue caméraman Victor (Hank Azaria) un brin verreux ainsi que le maire de New York Erbert (Michael Lerner) qui désire ardemment se faire élire à nouveau.

Godzilla mérite aussi son petit paragraphe. Non content de cracher du feu, il est également capable d'éviter des missiles de sous marins. Mais il faut préciser une chose. A l'age adulte, il n'est pas méchant. Son but n'est pas de manger les humains mais simplement de défendre sa progéniture. Un lien spécial se crée entre lui et Nik. Le scientifique est presque désolé d'être son adversaire. Mais sur notre planètre, l'homme ne peut cohabiter avec un saurien de cette taille.

Au niveau des effets spéciaux, c'est pas mal sans être hyper top. Fini la stop motion et les costumes, Roland Emmerich a décidé de faire appel à l'aide du numérique. Le problème, c'est qu'en 1998, les images de synthèse en sont encore à leurs débuts. Pour l'époque c'est bien mais on fait mieux aujourd'hui.

Ce Godzilla est une œuvre magnifique. Loin de se contenter de reproduire à la lettre son modèle de 1954, ce film apporte beaucoup de nouvelles et bonnes idées, parvenant à faire du neuf avec du vieux. La course poursuite contre les petits godzillas est très réussie et fait un peu penser à celle des raptors dans Jurassic Park.

Malheureusement, tout le monde n'a pas apprécié ces innovations. Ce film devait être le premier d'une trilogie mais il s'est fait fusiller par les critiques. Du coup, les producteurs ont changée d'idée. On a cependant eu quand même droit à une belle série animée de 40 épisodes en guise de suite. Joli lot de consolation mais qui n'empêche pas d'avoir des regrets.

Note : 8/10

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