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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

The heroic legend of Arslan Tome 2

The heroic legend of Arslan Tome 2

Suite à la lourde défaite à Atropathènes, Arslan est conduit par Daryun chez un certain Narsus. Ce dernier est un personnage assez singulier. Ancien noble de haut rang, il a été exilé par Andragoras III à cause de sa trop grande liberté de penser. Ce n'en est pas moins un homme très intelligent et raffiné. Excellent stratège, il semble toujours avoir un coup d'avance sur ses adversaires.

Bien qu'il soit ami avec Daryun, Narsus souhaite au départ rester neutre dans ce conflit. Echaudé par les manières du roi de Parse, il s'accomode bien de sa vie d'ermite et passe son temps à peindre des tableaux. L'argent, la gloire et les titres ne l'intéressent pas. Difficile dans ce cas d'enrôler un tel personnage. Arslan va pourtant réussir à le convaincre en lui soumettant une proposition assez spécifique.

Avec la force de Daryun et l'intelligence de Narsus, notre prince se dote d'armes redoutables pour retrouver son père porté disparu et reconquérir son trône. Au passage, il se fait en prime un ami de son age appelé Elam. Serviteur du stratège qui l'a libéré de l'esclavage des années plus tôt, cet adolescent devient en quelque sorte l'écuyer du groupe.

En attendant, ça barde à Parse. La capitale Ecbatana est attaquée par les Lusitaniens. Au départ, les soldats parses résistent bien. Mais lorsque certains de leurs esclaves se révoltent de l'intérieur pour répondre à l'appel de l'ennemi qui leur promet l'affranchissement général, la situation se corse. Débordés de tous les côtés au fil des jours, les défenses finissent par craquer. Le palais et la cité sont alors mis à feu et à sang.

Au cour de ce siège, on fait la connaissance d'un personnage qui vaut lui aussi le coup d'oeil nommé Ghib. Malgré son jeune age, ce garçon subvient seul à ses besoins et voyage de villes en villes. Non content d'être un excellent épéiste et archer, il sait en plus jouer de la musique, chanter et maîtriser l'art de l'éloquence à la manière d'un troubadour. En plus, c'est un séducteur de nature.

Mais ce n'est pas ce qui le caractérise le plus. Contrairement à tous les autres personnages que nous avons croisé jusque ici, Ghib ne prend pas part au conflit et adopte une attitude neutre. On ne connait d'ailleurs pas ses origines. Il ne se bat pas pour une cause mais pour ramasser de l'argent Toutefois attention, cela ne l'empêche pas d'avoir ses propres idées politiques. Partisan d'une certaine égalité, il supporte très mal la façon dont les rois utilisent leurs sujets jusqu'à les sacrifier pour se sauver. Lui n'appartient à personne, c'est un indépendant.

Enfin, côté lusitanien, il convient d'aborder leur chef. Celui ci n'a pas de nom mais un visage masqué qui fait un peu penser à Dark Vador. Tout comme le sinistre méchant de Star Wars, il adopte une attitude très froide et semble en vouloir énormément à Parse et au roi Andragoras III. Mais pourquoi au juste ?

Ce tome fait référence à de nombreuses analogies. Les Lusitaniens font clairement penser à des musulmans ou chrétiens fanatiques du temps des croisades qui se battent pour imposer leur culte envers un dieu unique et se servent de cette cause comme excuse pour commettre toutes les atrocités. C'est clairement voulu de la part de l'auteur. Même leur drapeau ressemble à une croix de Jésus.

La guerre est très bien représentée. La violence est omniprésente. Seuls les viols ne sont pas représentés, ce qui est logique puisque ce manga est principalement destiné à la jeunesse. En revanche, on voit quand même des femmes et des enfants brûlés dans un gigantesque bûcher parce qu'ils sont polythéistes et donc hérétiques aux yeux de leurs ennemis.

Ce n'est pas tout. Une fois Ecbatana conquise et ravagée, on assiste à l'apparition soudaine du roi de Lusitania nommé Innocentis VII. Celui ci est tellement énorme qu'il faut que des hommes le portent sur un siège pour le déplacer. Apparemment très cruel, ce gros bonhomme a tout pour se faire vite détester par les lecteurs.

Etonnament, nous n'avons aucune nouvelle d'Andragoras III. En revanche, ce n'est pas le cas de sa femme Tahaminé. Tout comme son mari, elle se soucie très peu du sort de son fils, ce qui est frappant de la part d'une mère. Mais ce n'est pas tout. On apprend que sa beauté a fait tourner bien des cœurs et causé bien des drames dans sa jeunesse. Elle a cotoyé plusieurs hommes et ceux ci sont tous morts. Serait-ce une épouse maudite ?

Ce second tome se révèle à la hauteur du premier et le surpasse grace à des dessins un brin meilleurs. La mise en scène est excellente et les personnages sont tous plus charismatiques les uns que les autres. On attend désormais beaucoup de The héroïc legend of Arslan !

Note : 8/10

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