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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Lake Placid

Lake Placid

Parmi les films de crocodiles, Lake Placid jouit en général d'une bonne réputation. Réalisé en 1999 par Steve Miner, cette histoire met en scène un alligator qui dévore soudainement des gens dans un lac sauvage des Etats Unis. Cet animal n'est en réalité pas complètement sauvage puisqu'il a été amené par une vieille folle qui le nourrit avec des vaches de temps en temps. Mais aujourd'hui, la chair des bovins ne lui suffit plus, il veut goûter celle de l'homme.

On le voit rapidement, le scénario n'est pas mieux recherché ici qu'ailleurs. Mais ce qui distingue ce film de ses concurrents, ce sont ses personnages. En effet, il faut admettre que les héros sont bien choisis. On a tout d'abord un shérif patibulaire mais sympathique nommé Hank Keough (Brendan Gleeson) et un savant farfelu qui pense que les sauriens sont des divinités appelé Hector Cyr (Olivier Platt). Ces deux individus ne font que se disputer mais sont heureusement toujours séparés par Jack Wells (Bill Pullman). Ce responsable des eaux et forêts ne va pas tarder à séduire la jeune femme qui les accompagne, Kelly Scott (Bridget Fonda). Cette paléontologue est évidemment belle mais ce n'est pas une bimbo pour autant. Pas de sein à l'air et de petites bombes en maillot de bain au programme, c'est rare dans une œuvre de ce genre.

A vrai dire, Lake Placid pourrait presque être catégorisé parmi les films comiques. En effet, les gags sont très nombreux et même si certains s'avèrent très faciles voire grossiers, ils ont le mérite de beaucoup faire interagir les personnages entre eux et de donner de la vie au récit. Le ton n'est pas macabre mais plutôt enthousiaste. On oublierait presque qu'il y a un crocodile mangeur d'homme dans les parages.

Et pourtant, si ce lézard se fait rare, force est de reconnaître qu'il est très impressionnant. Long de plus de 10 mètres, il peut avaler une vache ou un ours en une seule bouchée. Clairement, c'est exagéré. Aucun alligator actuel ne peut se montrer si féroce. Conçu en image de synthèse, il est assez bien fait et très certainement plus rapide que la moyenne. Pour l'exactitude scientifique, on repassera. Steve Miner n'a pas cherché à montrer un reptile réaliste, il a simplement voulu exploiter un monstre de la nature.

C'est clairement la carte du spectacle et non celle du suspense qui est jouée ici. A quelques exceptions près, on devine à chaque fois où est le crocodile et sa présence n'est jamais suggérée. Cela n'a rien à voir avec un film comme Black Water par exemple. Néanmoins, le combat final contre le saurien est plutôt intéressant et ne se termine pas à coups d'explosifs comme on en a trop souvent l'habitude. De plus, notons qu'en dépit de son ton léger, Lake Placid n'oublie pas de contenter les amateurs de gore avec un homme coupé en deux et quelques têtes décapitées. On oublie ainsi pas dans quel genre de film on se situe vraiment.

En définitive, Lake Placid se révèle être une œuvre sympa, rythmée et bien interprétée. Mais ce n'est pas un chef d’œuvre pour autant. Les crocodiles ont connu de plus grandes heures de gloire ailleurs et c'est donc étonnant de voir que cette franchise a bénéficié de trois suites au fil des années.

Note : 7/10

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