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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Simbad et le minotaure

Simbad et le minotaure

Simbad et le minotaure est un film d'aventure fantastique sur fond de l'Antiquité et des mille et une nuits. Un marin téméraire nommé Simbad avide de gloire et de richesse décide de partir à la recherche de la tête du colosse de Rhodes. Cette statue construite 1000 ans plus tôt en or est également l'objet de convoitise d'un puissant sorcier. Une lutte s'engage entre les deux hommes et leur troupe qui va les mener sur une ile perdue où vivent les derniers minoens, descendants du roi Minos, le père du célèbre minotaure.

L'idée de départ semble bonne. Si il est toujours compliqué de mélanger plusieurs genres, cela peut donner un joli cocktail. La bande annonce de ce téléfilm réalisé en 2011 par Karl Zwicky est d'ailleurs alléchante. Surtout avec un tel casting ! Manu Bennett, l'interprète de Crixus dans la série Spartacus joue ici le rôle de Simbad. On a donc l'assurance d'avoir un héros fort, viril et charismatique. C'est déjà un plus, et encore d'avantage dans ce genre de productions.

Malheureusement, Simbad et le minotaure ne tient pas ses promesses. Le début est pourtant bon. Dans l'introduction, on découvre le roi Minos tué par sa propre créature. Mille ans plus tard, accompagné de l'un de ses amis, Simbad s'infiltre dans le campement du magicien Al-Jibar (Steven Grives) pour y dérober un parchemin à l'aide d'une clé qu'il est le seul à posséder. Ses voyages au milieu des sept mers lui ont apporté de nombreuses trouvailles puisqu'il détient également une cape d'invisibilité. Lors de sa fuite, il emmènera une prisonnière nommée Tara (Holly Brisley) avec lui. Plus qu'un atout de charme, cette femme qui est en réalité une princesse servira surtout à apporter un peu de douceur, de réconfort et de morale à l'équipe.

Cette œuvre est marquée par peu de temps morts. Les actions se succèdent et les affrontements entre Simbad et Al-Jibar sont nombreux. Le courageux marin va livrer pas moins de trois duels face à l'homme de main de sorcier, un individu à moitié démon qui a la capacité d'être immortel à condition qu'il s'alimente régulièrement de chair fraiche. De plus, Simbad est d'un tempérament belliqueux et il lui en faut très peu pour qu'il dégaine son glaive.

A présent, parlons du minotaure. C'est l'un des monstres les plus connus de l'Antiquité grecque et pourtant, peu de films lui sont dédiés. Ici, on ne respecte pas vraiment la légende. Et pour cause, Simbad n'a pas à affronter un homme à tête de taureau mais un simple taureau géant qui a tout de même la capacité de ne pas vieillir en mille ans. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

Le minotaure est assez bien conçu. C'est un animal titanesque qui met en déroute bien des hommes. Même Simbad n'ose pas l'affronter de face au début. Ce n'est qu'à la fin qu'il réussit à venger ses compagnons. Auparavant, on se demande comment ce taureau a t-il pu survivre à sa chute lors de la première rencontre. Surtout qu'il ne boite même pas d'une patte par la suite.

Vivant dans le labyrinthe d'une montagne, le minotaure est vénéré des minoens. Une fois la nuit tombée, ceux ci répondent à son appel. Des petites cornes leur poussent sur la tête et ils avancent à l'image d'une horde de zombies contre les étrangers qui ont profané leur ile. Sur ce coup là, le réalisateur en a peut-être fait un peu trop.

Bien que mettant en scène le minotaure et étant encore plus remplie d'actions, la seconde partie du film est moins intéressante que la première. Les combats ne sont pas exceptionnels et les acteurs pas fameux hormis Manu Bennett. Les dialogues manquent de piquants et on est jamais surprit par la tournure des événements. Le labyrinthe est en carton. Les images de synthèse du minotaure sont bien réalisées mais il est dommage de ne pas découvrir le véritable monstre de la légende grecque.

En dépit de sa prometteuse bande annonce, Simbad et le minotaure n'est donc en définitive qu'un divertissement de seconde zone. Je lui donne tout de même la moyenne pour sa tentative de mélanger les genres et pour les performances de Manu Bennett qui assurent au moins au héros Simbad de la dignité et du charisme.

Note : 5/10

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