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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

La jeunesse de Picsou Tome 1 : Le dernier du clan Mc Picsou

La jeunesse de Picsou Tome 1 : Le dernier du clan Mc Picsou

Comment Balthazar Picsou est-il devenu l'homme le plus riche du monde ? Bien des fans de canard ont du se poser la question. Pourtant, même Carl Barks en personne n'a pas osé apporter une réponse, se contentant au mieu de distiller quelques micros flash back dans ses histoires. Il a donc fallu attendre 1991 pour que Keno Don Rosa se lance dans cette aventure. Ainsi donc, près de 50 ans après son apparition en tant que vieillard, le radin le plus célèbre de la bande dessinée allait vivre jeune.

L'histoire commence en Ecosse en 1877. Né dans une famille pauvre, le jeune Balthazar Picsou n'a que 10 ans mais commence déjà à travailler. Son père Fergus lui confectionne un équipement de cireur de chaussures. Cette profession a disparu aujourd'hui mais on imagine qu'au 19eme siècle, elle était pratiquée par beaucoup d'enfants pour trois fois rien.

Le tout premier client de Balthazar est un cantonnier nommé Burt. Notre petit Picsou passe pas moins d'une demi heure à décrasser ses bottes et s'écroule de fatigue. A son réveil, il se réjouit en découvrant sa première paie. Mais très vite, sa joie s'estompe lorsqu'il s'aperçoit que sa pièce est Américaine et donc inutile à Glasgow. Mécontent, il jure alors de ne plus jamais se laisser berner.

Cet élément est le premier grand tournant dans la vie de Picsou. Certes, l'épisode a déjà été retranscrit par Carl Barks et Tony Strobl dans des histoires précédentes mais c'est Don Rosa qui lui revêt une importance particulière. En effet, cette pièce a été trouvé par Fergus le matin même. Ce dernier a ensuite demandé à son ami Burt de payer son fils avec elle pour lui enseigner une leçon de vie.

Cette manœuvre en douce est la première de ce qui transforma le petit Balthazar en grand homme d'affaires. Et pour cause, le caneton n'est encore qu'un enfant comme les autres au début de l'album. Mais la sensation de s'être fait rouler va lui donner soudainement une rage de vaincre et une grande ambition. On peut donc considérer que si Burt n'avait pas écouté Fergus et s'était montré « honnête », le milliardaire que nous connaissons n'existerait pas.

Hardi au travail mais aussi ingénieux, Balthazar gagne vite assez d'argent pour aider aux besoins de sa famille. Il décide alors de diversifier son activité, s'achète un cheval et une charrette, et vend de la tourbe. Pour lui, c'est l'occasion de revenir brièvement sur les terres du vieux château familial.

Il est temps d'aborder cet élément. Bien que les Picsou soient pauvres, ils appartiennent à une très ancienne famille de nobles qui a vécu pendant des siècles dans un véritable château fort. Mais en 1675, ils ont du quitter cet endroit à cause d'un chien géant qui hantait les lieux. Par la suite, de mauvaises affaires leur ont fait perdre leur fortune, les condamnant aux bas quartiers de la capitale écossaise.

En réalité, ce chien monstrueux n'existe pas. Ce n'est qu'un costume qu'utilise depuis deux siècles la famille Biskerville pour s'accaparer les terres des Picsou. On y voit là une référence évidente à un roman de Sherlock Holmes.

En revenant sur les lieux, Balthazar comprend que les Biskerville recherchent le trésor perdu de sa famille. Pourchassé par eux, il se réfugie au château. C'est alors qu'il rencontre l'un de ses plus grands ancêtres, Sir Duncan Mc Picsou. Ce fantôme hante les lieux et s'amuse à effrayer les rodeurs qui s'aventurent trop près.

Cette rencontre est le second tournant de la vie de Picsou. Même si il ne présente pas sous sa véritable identité, Duncan sent tout de suite que Balthazar est plein de potentiel mais qu'il ne pourra pas vraiment l'exploiter si il reste en Ecosse. Il lui conseille donc de tenter sa chance en Amérique, en s'appuyant sur le fait que son sou fétiche provient de cette contrée.

Séduit par l'idée, Balthazar accepte. C'est ainsi qu'après avoir fichu la trouille aux Biskerville avec une armure enflammée, on le voit faire ses adieux à sa famille et s'embarquer pour le Nouveau Monde. Il est encore très jeune pour se lancer seul dans une telle aventure, avec pour uniques biens une montre et un dentier en or. Et pourtant, cela ne va pas l'empêcher de devenir l'homme le plus riche du monde.

Cette histoire apporte quantité de choses à l'univers de la franchise. Pour commencer, Picsou se voit à présent doté d'un vrai background. Sa famille remonte au Moyen Age. On s'aperçoit qu'on l'appelle toujours par son nom au lieu de son prénom, ce qui peut parraître un peu incorrect. Riri, Fifi et Loulou devraient dire « Oncle Balthazar » tout comme ils disent « Oncle Donald » et non « Oncle Duck ».

Outre ses ancêtres, on prend plaisir à découvrir la famille de notre héros. Picsou est l'ainé de deux petites sœurs nommées Mathilda et Hortense. Cette dernière encore bébé ne sera autre que la mère de Donald plus tard. Son père Fergus est très attachant. En revanche, son oncle Jack ne sert strictement à rien. Il n'est sans doute là que parce que Barks l'a crée dans l'histoire Noël pour Pauvreville parut en 1952. Et même à cette époque, il avait été inutile.

Enfin, c'est ce récit qui explique les raisons de l'ambition de Picsou. Certes, son caractère devra encore être forgé d'avantage au fil des épreuves qu'il sera amené à rencontrer dans sa vie. Mais les bases du personnage sont déjà là. Précisons au passage que notre vieux milliardaire est adorable lorsqu'il est petit.

La jeunesse de Picsou est une série incontournable pour tous les fans de canard ! Et elle est crée par le meilleur artiste de l'univers qui soit, Don Rosa ! Il n'y a donc aucune excuse pour passer à côté de ce chef d'oeuvre devenu culte dès sa sortie !

Note : 8,5/10

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