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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

The Reef

The Reef

Les requins sont probablement les animaux tueurs les plus exploités au cinéma à tel point que l'on a inventé l'adjectif sharkmovie. D'ordinaire, il s'agit de grands blancs avides de chair humaine qui ravagent les côtes en dévorant les touristes suivant le célèbre modèle de Les Dents de la Mer de Steven Spielberg. Mais, ce n'est pas le cas ici.

Tourné en 2010 par Andrew Traucki, The Reef est l'histoire de cinq amis qui se retrouvent sur un petit bateau pour passer quelques jours de vacances au large de l'océan. Ce qui devait être une croisière idyllique et l'occasion idéale pour deux des personnages de reformer leur couple va vite se transformer en cauchemar. Le navire ne tarde pas à heurter un récif et voit sa coque se déchirer avant de se renverser.

Les personnages sont alors prisonniers sur une épave qui risque de couler à tout instant. Autour d'eux, la mer à perte de vue. Mais alors, que faire ? Attendre les secours en espérant que ce qui reste du bateau flotte jusque là ? Ou bien tenter de regagner une île à la nage située à des kilomètres de là ? Attention, il y a des requins dans l'eau.

Ce genre de situation vous rappelle peut-être l'excellent Black Water ? C'est normal, les deux films sont issus du même réalisateur. Andrew Traucki reprend les éléments qui ont marché pour le crocodile. A savoir un vrai dilemme sur le comportement à adopter pour les victimes, la sensation d'être perdu au fin fond du monde et l'angoisse de sans cesse se demander où se situe l'animal et quand va t-il attaquer ? Toutefois, pour ce dernier point, précisons que le requin est plus prévisible que l'alligator.

Finalement, quatre des cinq personnages décident de tenter leur chance dans l'océan avec pour guide Luke (Damian Walshe-Howling), excellent nageur et instigateur de la croisière. C'est de loin le héros de l'histoire et le protagoniste le plus poussé en avant. C'est lui qui parle, lui qui agit, lui qui porte les lunettes pour regarder sur l'eau, lui qui connaît la mer... Pourtant, si il bénéficie d'un charisme certain, va t-il ramener ses amis sur la terre ferme sains et saufs ? Rien n'est moins sur.

Le requin blanc ne tarde pas à faire son apparition. Toutefois, il n'attaque pas immédiatement. Peut-être se demande t-il qui sont ces étranges créatures ressemblant à des phoques qui nagent dans ses eaux ? Surement ne veut-il pas les attaquer tant qu'ils sont en groupe ? Ses hésitations surprennent au premier abord au vu de la taille et de la force du poisson mais elles ne sont pas si surprenantes lorsque l'on connaît un peu le comportement des prédateurs.

De toute manière, nos pauvres humains en ont pour de longues heures avant de ne serait-ce qu'apercevoir un îlot. Ils ne possèdent aucun moyen de défense et sont à la merci du squale qui peut les attaquer quand il veut. Et ça, ce dernier l'a bien comprit. C'est ainsi que les excursions du requin blanc se font rares. Les personnages sont parfois tranquilles pendant des heures entières. En revanche, dès que le bout d'un aileron surgit à la surface, c'est la panique générale. Andrew Traucki ne disposant que de cinq victimes au maximum, il a fallu y aller mollo dans les tueries. Et, hormis quelques longueurs, il a plutôt bien su gérer son temps.

Les acteurs jouent tous de manière très correcte. La réalisation est soignée et n'oublie aucun code du genre. Tout comme pour son film sur les crocodiles, Andrew Traucki a choisit de filmer un vrai requin au lieu de faire appel à des images de synthèse. C'est plus naturel mais cela limite les possibilités d'actions. The Reef est excellent mais après Open Water et Black Water, il ne peut pas figurer au rang de précurseur. Les cinéastes vont rapidement devoir encore trouver de nouvelles astuces pour éviter que ce bon procédé ne devienne lassant par une pluie de copies inutiles. De plus, The Reef manque d'un peu de sang. Certains risquent de le trouver trop calme et trop plat. On est encore très loin du chef d'œuvre de Spielberg même si ce film reste une valeur sure sur le marché.

Note : 7/10

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