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La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

La nuit des morts vivants Tome 3 : Petits secrets de famille

La nuit des morts vivants Tome 3 : Petits secrets de famille

A cause de Mandy, les morts vivants ont investi l'hôtel en grand nombre. A présent, il n'est plus question de se servir de ce batiment comme forteresse. Au contraire, Lizbeth et Leland veulent maintenant quitter cet endroit. C'est alors qu'ils tombent sur trois individus sinistres armés jusqu'aux dents.

Leur chef Stan est un gangster qui a autrefois prêté de l'argent à Hubert. N'ayant toujours pas été remboursé, il décide de lui rendre une petite visite et de lui régler son compte. Ainsi donc, un nouveau méchant sans le moindre scrupule intègre le récit. C'est à croire qu'il n'y a décidemment que des cinglés dans cet hôtel.

Cet ajout sensé apporter du piment est complètement ridicule. Vu la situation actuelle du monde, on se doute bien que le dollar ne vaut plus grand chose et que ce n'est pas du tout le moment de réclamer une dette. De plus, l'hôtel étant infecté de zombies, aucun individu un tant soit peu sensé ne viendrait y mettre son nez. C'est d'ailleurs à se demander comment ces trois hommes ont fait pour pénétrer jusque ici.

Ainsi donc, ce troisème tome prend des tournures de chasse à l'homme. Les morts vivants passent clairement au second plan. C'est étonnant de la part d'une œuvre sensée les mettre en lumière. Le récit tourne à un duel entre Stan et Hubert. Et contrairement aux apparences, le chasseur entre les deux hommes n'est peut être pas celui que l'on croit.

Quand à Mandy, toujours guidée par une étrange voix intérieure, elle a l'idée de se déshabiller et de se recouvrir entièrement le corps des tripes et du sang d'un putrifié afin d'avoir leur odeur et de passer inaperçue auprès d'eux. Là encore, ce stratagème puise ses sources dans la première saison de The Walking Dead.

Et comme dans la fameuse série de Robert Kirkman, ça marche ! Mandy pousse même le bouchon très loin en allant jusqu'à se confectionner un masque avec le visage d'un zombie. Complètement folle jusqu'au bout, cette jeune fille décide ensuite de mettre le feu à l'hôtel avec de l'essence, brûlant ainsi tous ceux qui se trouvent dedans, morts comme vivants.

Pendant ce temps, John rencontre des problèmes de son côté. Bien que protégé par les agents de son entreprise, il n'est pas encore tiré d'affaire car les hordes de zombies lui coupent la route. Son seul espoir de survie consiste à grimper sur le toit d'un immeuble où un hélicoptère pourra le repêcher. Mais attention car des putrifiés se cachent peut-être dans les étages.

A la fin de l'album, on découvre le responsable de tout ceci. Il s'agit du père de Lizbeth. Cet homme n'a pas supporté la mort de sa femme et a tout fait pour la ramener à la vie. C'est ainsi qu'il a fondé Illenes Korp. Au fil des années, ses expériences sur les singes lui ont permi de ranimer le cerveau d'un individu mais pas le cœur. C'est ainsi qu'il a crée des chimpanzés zombies.

Jusque ici, ce n'était pas grave car les primates aussitôt maîtrisés étaient brûlés dans un gigantesque crématorium. Mais au fil du temps, la formule s'est muté en gaz sous l'effet de la chaleur. C'est ainsi qu'elle a pu s'échapper et contaminer autant de personnes en si peu de temps.

Lizbeth est écoeurée en apprenant ceci. Laissé pour mort pendant des années, son père a trouvé le moyen de devenir immortel et est parvenu à resssuciter sa mère. Mais ses retrouvailles ne la consolent guère. A cause de la folie d'un seul individu, le monde est parti en vrille, causant des milliards de victimes.

Ainsi donc se termine cette course série, véritable fusion entre La nuit des morts vivants de George Romero et The Walking Dead. Il convient à présent de noter ce dernier tome. Pour commencer, parlons du dessin. Du début à la fin, le trait d'Elia Bonetti s'est avéré très régulier. Il n'y a jamais eu la moindre case ratée et l'auteur nous a gratifié de nombreux plans d'envergure à angles variés, un peu comme dans les comics. Bravo à lui.

En ce qui concerne le scénario de Jean Luc Istin, le bilan se révèle un peu plus mitigé. L'explication scientifique s'avère très bonne et crédible, ce qui est rare dans les histoires de zombies. En revanche, on regrette que les personnages aient presque tous été des salauds. Hubert, Mandy, Stan... Cela fait trop de crapules au même endroit. Au contraire, les humains auraient du logiquement s'allier pour repousser les putrifiés, au moins au début. C'est à croire qu'ils n'ont jamais pris la menace des morts vivants très au sérieux.

Au final, La nuit des morts vivants est une bonne BD, que l'on ait vu le film original ou non. Toutefois, cela aurait pu être encore mieux. L'hôtel gigantesque a été un peu sous exploité, de même que certains personnages qui n'ont fait que de la figuration à l'image d'Aby. Ce n'est pas un chef d'oeuvre comme le long métrage de 1968 mais néanmoins une bonne trouvaille à l'occasion.

Note : 7,5/10

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