Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La caverne de Loupzaru

Un blog qui parle de BD, mangas, comics mais aussi romans, films et séries.

Anaconda, le prédateur

Anaconda, le prédateur

Les crocodiles comptent à leur actif beaucoup plus de films que les serpents. Mais à bien y regarder, ce n'est peut-être pas logique. En effet, les serpents sont beaucoup plus divers et présents dans notre culture avec la Bible par exemple. De plus, certaines espèces sont plus grandes que les crocodiles et s'en nourrissent pour leur diner. C'est le cas des anacondas. Il est donc tout à fait normal de réserver une œuvre d'envergure à ces géants sans pattes. Voici Anaconda, le prédateur.

Une équipe de tournage menée par Terri Flores (Jennifer Lopez) décide de s'aventurer sur le fleuve Amazone afin d'effectuer un reportage sur une tribu indienne méconnue qui vit encore isolée du monde en pleine forêt. Mais n'est pas qui veut qui s'aventure dans cette jungle sans risquer de se perdre.

Les reporters croisent très vite sur leur route un certain Paul Serone (Jon Voight). A première vue, c'est un pêcheur qui s'est échoué le long du fleuve mais les apparences sont trompeuses. En réalité, il s'agit d'un chasseur de serpent et son poisson n'est autre que le plus grand de tous, l'anaconda en personne.

Habitué de la jungle qu'il connaît par coeur, Paul prend petit à petit les commandes du bateau au détriment des journalistes citadins dépassés. Le problème, c'est que ce n'est pas un simple dur à cuire mais aussi et surtout une ordure de la pire espèce. Il est prêt à tout pour capturer ce serpent et le revendre à prix d'or. Et si pour cela il doit sacrifier ses collègues, cela ne lui pose aucun problème.

Passons maintenant aux anacondas. Pour commencer, ils opèrent en solitaire mais sont au moins deux adultes dans le film. Gigantesques (bien plus que dans la réalité), féroces, ils font preuve d'une rapidité surprenante sur toutes les surfaces. Capables d'engloutir un homme en une seule bouchée puis de la recracher semi-vivante pour l'avaler à nouveau, ils sont particulièrement puissants. Bien sur, les zoologistes risquent de crier à l'hérésie mais il faut admettre que ces serpents sont indiscutablement réussis d'un point de vue technique.

Avec eux et Paul à gérer, on se demande comment nos reporters vont s'en tirer. Mais curieusement, ces derniers vont se réveiller par la force des choses et puiser en eux un bel instinct de survie. C'est surtout le cas de Danny Rich (Ice Cube) qui semble pourtant être une victime destinée au départ. De plus, on peut relever le joli changement d'attitude de Warren Westridge (Jonathan Hyde). D'abord hautain, cet homme d'affaires qui s'amuse à jouer au golfe en bateau sur l'Amazone va aller jusqu'à se sacrifier pour sauver les autres.

Les scènes d'actions sont bien distillées. Les anacondas se montrent beaucoup mais sans que cela soit trop. De plus, ils ne sont pas les seuls dangers. Outre Paul qui est évidemment omniprésent et plein de ressources, la perte des bidons d'essence et le sentiment d'être perdu sont aussi des problèmes supplémentaires pour les reporters.

Après avoir enfin tué un premier anaconda, on se dit que le film touche à sa fin. Mais le réalisateur Luis Llosa en rajoute une généreuse couche en nous offrant une course poursuite avec le deuxième serpent à travers l'entrepot de Paul construit en pleine jungle. Cette scène haletante et originale et de loin la meilleure du film.

Sans verser dans la surenchère, Anaconda le prédateur en donne aux spectateurs pour leur argent. On y trouve tout ce qu'on est venu y voir. Bien sur, ce n'est pas une œuvre à marquer l'histoire du cinéma mais c'est un très bon film d'attaques animales. A tel point que pas moins de trois suites verront le jour au cours de la décennie suivante avec d'autres réalisateurs, transformant ce film en pilier d'une chaîne un peu comme Les dents de la mer.

Note : 7,5/10

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article